Le cynips du châtaignier : présentation du problème

Depuis plus de 700 ans la race humaine entretient une relation particulière avec le châtaignier.

Cette espèce se satisfait de sols acides, ce qui permet de valoriser des terres qui ne convenaient pas pour la cultures de céréales. Il apporte son bois pour la menuiserie, la construction, l’agriculture (clôtures, poteaux), le chauffage, et l’amidon de ses châtaignes permet de nourrir les hommes et les animaux.

Malheureusement, dans notre région les châtaigniers sont attaqués par un parasite provenant de chine, le cynips du châtaignier (Dryocosmus kuriphilus), et qui colonise l’Europe depuis 2002. La carte ci-dessous indique l’état de l’infestation en France en 2014.

Si nous n’intervenons pas, ce sera la fin d’une belle relation entre les châtaigniers et les habitants de nos régions. Sans parler des nombreux insectes pollinisateurs et de la faune sauvage pour qui les fleurs de châtaigniers et leur fruits représentent des ressources alimentaires qui pourraient disparaitre sous 3-4 ans.

Nos forêts abritent des arbres très anciens qui constituent une partie de notre patrimoine forestier, culturel et historique. Elles ont accompagné nos aïeuls le long des siècles; et la tradition de ramassage ainsi que la tradition festive sont toujours bien présentes sur notre territoire. A titre d’exemple, la fête de la châtaigne organisée à Forges les bains depuis 1997 attire toujours autant de citoyens.

Impact de la guêpe asiatique Dryocosmus kuriphilus (cynips) sur le châtaignier cultivé: perte de rendement et susceptibilité aux cultivars :

Source : https://www.researchgate.net/publication/284069435_Impact_of_the_Asian_wasp_Dryocosmus_kuriphilus_Yasumatsu_on_cultivated_chestnut_Yield_loss_and_cultivar_susceptibility

La mise en place de la lutte contre le cynips est assez simple puisque l’utilisation de son parasite naturel, le Torymus, dans d’autres régions mondiales et européennes a démontré une grande efficacité avec aucun effet d’impact négatif sur l’environnement.

Diminution du taux d’infestation par Dryocosmus kuriphilus après la sortie de Torymus sinensis au Japon :

source : http://www.seefor.eu/vol-5-no-1-matosevic-et-al-biological-control-of-the-invasive-dryocosmus-kuriphilus-hymenoptera-cynipidae-an-overview-and-the-first-trials-in-croatia.html

Nous vous proposons donc une série d’articles sur ce sujet depuis la biologie du parasite, de son prédateur et la lutte biologique entamée par un membre du CETA en Essonne.

Article 1 : La biologie du cynips

Article 2 : La biologie de Torymus sinensis, le parasite du parasite

Article 3 : La lutte biologique par le CETA

Propos de Pascal Boyard : api-lutteur biologique !

 

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